KULTUR

EXPOSITION Le Cadavre Exquis

EXPOSITION DU 8 OCTOBRE AU 8 NOVEMBRE 2016 VERNISSAGE LE SAMEDI 8 OCTOBRE À PARTIR DE 17H Le Cadavre Exquis : jeu qui consiste à faire composer un dessin, par plusieurs personnes sans qu’aucune d’elles ne puisse tenir compte des collaborations précédentes. Le Studio A, site industriel d’exception, accueille du 8 octobre au 8 novembre 2016 un Cadavre Exquis inouï, réunissant quinze artistes internationaux. Cadavre ABSOLUMENT Exquis transforme cet exercice en principe scénographique. Chacun des artistes a été invité à proposer une oeuvre en fonction de la précédente, provoquant hasard et rencontres plastiques. L’exposition incite à la découverte de plusieurs univers et médiums, où sont présentées des oeuvres multi-formes : sculptures, photographies, peintures, dessins, installations et vidéos. Un mash-up vidéo des artistes présents sera également diffusé de façon anachronique. Parallèlement, chaque artiste disposera d’un espace où il nous entraînera dans son univers. Des performances d’Agnès Pezeu et Sun Mi Kim sont programmées tout au long de l’exposition dans ce lieu monumental qu’est le Studio A. Artistes présents: Agnès Pezeu, Saraswati Gramich, Sun Mi Kim, Brigitte Tartière, Philippe Desloubières, Anne Vignal, Philippe Fabian, Charlotte Lelong, Etienne Zucker, Stéphanie Guglielmetti, Pierre Yves Hervy-Vaillant, Normand Paradis, Dominique De Beir, Valette, Esteban Ruiz.

Agnès Pezeu est peintre comme on est chercheur. Elle quête un instant de vie, une attitude, elle donne corps à une pulsion. Ce faisant, elle expérimente un rapport privilégié entre elle-même, en tant que ce peintre qui propose, et un modèle qui, lui, dispose, joue sa propre partition. La figuration l’intéresse à l’évidence moins que le rapt d’énergies vitales, d’instants partagés, tout en valorisant la création plastique comme un intense moment d’échange. (extrait d’un texte critique de Paul Ardenne). Le travail d’Agnès Pezeu prend plusieurs formes visuelles entre peintures, dessins, sculptures, vidéos ou perfomances. Il lui permet de faire le lien entre des rencontres et des lieux et d’être toujours reliée à l’histoire et l’humain. Elle invente et réalise des installations monumentales sur un site industriel à Issy les Moulineaux, dans le Jardin du Luxembourg à Paris et raconte l’histoire de l’eau du Domaine National de Saint Cloud par les moyens de l’Art Contemporain dans une installation monumentale dans tout le Parc. Elle présente des installations, vidéos et performances au Musée LV4 à Istambul, au Printemps de Septembre à Toulouse et à New York (Condé Nast building, Nine5 gallery). Son œuvre est toujours reliée au corps et depuis 2007, elle réalise des peintures en prenant le contour de corps réels au fusain. Une fois ce dessin autour du corps, le modèle parti, elle commence à peindre en « dripping ». La peinture prend forme à l’horizontale pour être présentée à la verticale ce qui permet de créer une histoire particulière selon le sens de lecture. Elle réalise le même principe d’œuvres avec des animaux sauvages du Jardin des Plantes. Les œuvres d’Agnès Pezeu sont dans des collections particulières dans le monde entier : New York, Los Angeles, Mexique, Chine, France, Japon, Danemark. Présente dans : la Gallery Nine5 à NewYork, la Galerie MC2 à Bruxelles, la Galerie Brun Léglise à Paris, la Galerie Yoshii à Tokyo.

Saraswati GRAMICH

En Indonésie, mes nourrices m’ont enseigné à écouter le bruit de la Terre. Des arbres, du vent, des rizières et des cailloux. Tout ce qui était désigné comme un son confus, peu audible. Aujourd’hui, le bruit du monde est submergé par les moteurs, la musique, les discours des politiciens, les sirènes, le clavier des ordinateurs, les pas ou le murmure du béton. Les débits de paroles destinés à ensorceler et posséder le monde.Souffler et écouter aiguisent favorablement nos capacités à entendre les appels au secours du monde

Sun Mi KIM

Abri dans la tempête : refuge intérieur « Il était une fois. Petite fille, j’ai vécu dans une grotte isolée dans la montagne en Corée et j’ai enduré une énorme tempête durant un mois et demi. Le bruit de la pluie résonnait très fortement et c’est à l’intérieur que l’on se sentait protégé malgré l’humidité et la pénombre permanente ; inexorablement des gouttes d’eau tombaient sur ma tête tandis qu’à l’extérieur les éléments se déchainaient… Par de minuscules fentes au travers de la roche, filtraient de fins rayons de lumière qui me redonnaient espoir. La vision de ce puits de lumière perçant l’obscurité m’a fortement touchée et impressionné ; j’ai depuis ce jour associé l’idée matérielle d’une maison à mon propre espace intérieur. C’est ainsi que de longues années plus tard, cette expérience existentielle de mon enfance a permis de donner naissance à cette nouvelle création interactive Abri dans la tempête ou Refuge intérieur. Mes grandes installations baptisées Refuges intérieurs sont comme des nids ou des berceaux dans lesquels on peut entrer et se laisser bercer. Un espace protégé et protecteur, comme sacré. Pour moi, ces refuges intérieurs symbolisent un rai de lumière. La lumière de la vie. »

Brigitte Tartière

Mes outils de toujours : aiguille à matelas, à enfiler les perles, tire crin, pique à glace, pointe à graver le métal, ébauchoir en buis… ciseaux, scalpels et plumes aussi. Les supports varient : toile, soie, bois, zinc, moustiquaire, tarlatane, mais c’est le papier qui répond le mieux à mes émotions. Quand je pique, quand je griffe, quand je coupe, il résonne, je l’écoute. Je pique le papier de milliers de trous pour qu’il respire, qu’il s’oxygène, comme la peau. Je le griffe pour le mettre à vif, j’encre la surface, puis je grave avec une pointe de chirurgien. La couleur laisse place à de fins sillons qui éclairent le papier. La lumière remonte de l’intérieur. Les « ciels tissés » s’écrivent à l’encre rouge. Comme une épeire, je tisse dans l’espace un réseau infini qui prend corps et vit sous ma plume. La ligne et le point conduisent mon chemin. » Les oeuvres de Brigitte Tartière sont présentes dans de nombreuses collections publiques : Bibliothèque Nationale de Paris – département des estampes, Bibliothèque Nationale de France – Réserve des livres rares, Fond National d’Art Contemporain à Paris, Musée Français de la Carte à Jouer à Issy-les-Moulineaux

Philippe DESLOUBIÈRES

J’ai commencé le cycle GERMINATION en 2006. Les sculptures de ce cycle se développent au fil des années comme la graine plantée en terre. De même que la graine engendre une plante évolutive, mes sculptures ne sont qu’une en transformation permanente. La ligne courbe est l’architecture de mon travail. Le cycle à ce jour a engendré 53 spécimens. Philippe Desloubières est représenté par les galeries Absolute Art Gallery à Knokke en Belgique et la galerie Réjane Louin à Locquirec. Il a exposé récemment au musée des Beaux-Arts de Vannes, La Cohue.

Anne VIGNAL

Peindre me rend le monde tolérable, je ne me retrouve pas dans ce système organisé autour du profit, qui épuise le vivant.Le fait de peindre me permet d’avoir l’expérience du caractère sacré de la vie, et de la partager. ” Architecte et sculpteur. Elle est formée auprès du peintre Jean Leduc et à l’Ecole nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris. Depuis 1990, Anne Vignal expose régulièrement en France (galerie du Haut Pavé, galerie Berthet Aittouares, galerie Tristan, Centre d’Art le Carmel, Tarbes, Château de laréole…) et à l’étranger (galerie Kwai, Hong Kong, Corée, galerie Esma Alger, galerie Blom Hollande, Kaust University Arabie Saoudite, le Caire, Egypte…). Elle réalise des installations monumentales dans l’espace public (Dreux, Chapelle de l’Hotel Dieu – Paris, Jardin des invalides…). Ses oeuvres figurent parmi différentes collections publiques et privées (Fondation Colas, Fondation Daniel et Florence Guerlain, Ville de Tarbes…). Son travail a fait l’objet de plusieurs catalogues monographiques. Elle collabore régulièrement avec des architectes pour des projets dans la cité. Elle a produit une œuvre, un festin de couleurs, qui est aussi un festin du vivant.

Philippe FABIAN

Dans les forêts • Écrire avec la lumière : Les photographies et les peintures qui composent cette série questionnent l’idée du paysage à travers le temps. Avec ce choix de formes et de couleurs, je parle de ce qui est élémentaire et qui met en mouvement notre imaginaire par l’intermédiaire de nos sens : la vision, mais aussi le toucher, l’odorat, le goût et l’ouïe, un ensemble de perceptions donnant matière à la lumière. Ces paysages oubliés, rêvés que je recherche et retrouve témoignent de ma perception de la lumière et du temps dans un paysage-songe insaisissable qui n’est ni tout à fait un rêve, ni tout à fait la réalité mais simultanément une fusion entre des souvenirs et des sensations d’un temps présent où se superposent plusieurs états d’une réalité toujours mouvante. Interrogation sur la fabrication et la perception d’un paysage, cette série est conçue comme une projection à la fois mélancolique et poétique d’un lieu géographique précis à un moment donné. Il s’agit de prolonger un sentiment de déjà-vu qui nous parle d’une réalité matérielle qui montre un temps où se mixent les perceptions d’instantanéité et de réminiscence. Je produis des paysages où, en l’invisible, l’illusion, l’apparence, le présent, le passé et le futur se combinent pour offrir au regard une réalité indéfinie emplie du passé d’un souvenir présent.

Charlotte LELONG

Née en 1985, diplômée des Beaux-Arts de Rennes, section communication visuelle en 2010, ma pratique s’étend du dessin à l’installation en passant par la photo et le livre d’artiste… “ Notre société actuelle est pressée et pressante. Nous devons aller de l’avant sans nous retourner, être fort, et ne pas se soucier des autres et de ce qui nous entoure. On a souvent tendance à associer la fragilité à la faiblesse, hors « La fragilité suppose des passions vives, et la faiblesse l’inaction et le vide de l’âme. » Encyclopédie VII, 273, Littré. Je ne suis pas née avec un don ou un coup de crayon inégalé, loin de là ; mais sûrement avec une grande sensibilité et une capacité à regarder ce qui m’entoure. Je m’intéresse aux détails, révélateurs d’un certain état intérieur. Ce qui m’intéresse d’abord c’est de révéler l’être contre le paraître par le corps et l’écho de l’enfance chez l’adulte. Je tente de faire émerger ce que les gens cherchent à cacher, leurs failles, qui sont pour moi la représentation même de l’être humain. Aller au-delà des couches et des sous-couches. Décortiquer. Cette interrogation de la représentation me stimule et m’obsède. Ce sont les tourments, le mal-être, les fragilités qui me sautent aux yeux et que j’essaie de transmettre dans mes dessins. Un mélange de douceur et de violence, de beauté et de laideur regroupées dans une intimité familière. ”

Etienne ZUCKER

Né à Paris, diplômé de l’École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris, Étienne Zucker vit et travaille à Montreuil. Zucker, artiste protéiforme, travaillant aussi bien le dessin, la peinture ou la vidéo, attentif aux forces animales déployées dans la nature, privilégiant le visage et ses accessoires, est le peintre du mouvement des images. Son langage graphique explore méthodiquement tous les procès de la ressemblance, en apportant à sa recherche une grande sophistication par un singulier métissage des techniques traditionnelles (mine graphite, crayons de couleur, fusain pastel gras, encre, lavis, peintureacrylique, peinture à l’huile). De la fascination pour le visage à son devenir figure, dans des mises en scène plastiques, casi cinématographiques, Zucker puise dans tous les registres iconographiques du moment pour exprimer son rapport à la vie, ce qui le touche et le traverse. Zucker envisage le Dessin comme l’événement qui transforme une feuille de papier en radeau de la méduse. Alchimie faite de fusain, peinture à l’huile, collage et vidéo. Le réalisme qui intéresse Zucker vise une restructuration dynamique des parcours habituels de l’œil. Par un travail de recouvrement, d’occultation, de voile, d’artifices des plus variés, les images de Zucker deviennent instables… Sa peinture une image fixe en mouvement. Et au fond si sa recherche dans l’art de mettre une chose devant une autre n’était pas son sujet… ?

Stéphanie GUGLIEMETTI

Née en 1971 à Paris, Stéphanie Guglielmetti, diplômée de Penninghen en 1994, entre peu après en sculpture. Elle a découvert le monde de l’horlogerie et entretient dès lors un dialogue singulier avec les composants : cadrans, aiguilles, couronnes, boîtiers, roues, tourbillons, ressorts, rubis, platines, pignons… qui deviennent la matière première de ses œuvres. Stéphanie Guglielmetti développe son travail à la frontière des territoires explorés par l’art cinétique (Calder, Tinguely, Sotto…) et l’art conceptuel (Mel Bochner, Walter De Maria…). De façon formelle, elle travaille le mouvement non mécanique, dû à l’influence accidentelle des masses d’air, la verticalité, avec des pièces nouées sur des fils de nylon, des compositions claires aux rythmes aléatoires, et choisit le plexiglas transparent pour support. Elle expérimente depuis 2008 la monumentalité. Les œuvres de Stéphanie Guglielmetti, qui s’ancrent dans la Postmodernité, interrogent la transition que nous vivons et ses conséquences, tout en affirmant notre capacité à créer un univers personnel en résistance contre elles. Ses œuvres interrogent aussi l’espace, non comme un vide mais comme un souffle, lieu de vibration entre les êtres, aléatoire, non calculée, d’intensité variable, imprévisible, espace qui relie et donne du sens – son approche personnelle du concept japonais du Ma. Exposées régulièrement en France et à l’étranger (Belgique, Suisse, Corée), les œuvres de Stéphanie Guglielmetti sont présentes dans plusieurs collections publiques et privées (LVMH – Le Bon Marché, Nexity – Interconstruction pour Orange, Photomaton, Swatch Group, Ville de St-Cloud, Breitling…).

Pierre-Yves Hervy-Vaillant

Pierre-Yves Hervy-Vaillant est peintre-photographe depuis 40 ans. Ses compositions photographiques toujours foisonnantes et complexes nous apparaissent souvent comme des peintures. Ce qu’elles ne sont pas, bien que tout soit entrepris pour que le doute s’installe. L’artiste met au point ses propres techniques au moment même de la prise de vue, loin des manipulations informatiques. il nous renvoie alors à nos propres rêves. Hervy-vaillant privilégie les grands formats pour mieux voyager et se perdre dans l’image.

Normand PARADIS

Normand Paradis, né en 1956 à Montréal, arrive à Paris en 1969. Il entre à l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris en 1972 avec dérogation. De 1987 à 1991, il assiste le sculpteur Georges Jeanclos dans son atelier personnel. Depuis 1993, il enseigne l’anatomie et le dessin à l’ECV Créative Schools Community à Paris et à Lille. Son travail a reçu plusieurs prix et distinctions. Les oeuvres de Normand Paradis sont présentes dans des collections privées et publiques : Musée des Beaux-Arts de Montréal, Bibliothèque Nationale de Paris, Musée Français de la Carte à Jouer à Issyles-Moulineaux, Musée de l’Hôtel de Malestroit de Brie-sur-Marne, Airbus Industrie à Franckfurt. Il a participé à plusieurs expositions : Centre Culturel Canadien, et Musée du Luxembourg à Paris, Musée des Jacobins de Toulouse, Galerie La Hune-Brenner à Paris, Musée Isetan à Tokyo, Le Vieux-presbytère St-Mark à Longueuil au Canada, Musée Insa Art Placa et Museum Hoan à Séoul, Hoor Art Gallery de Téhéran, Galerie Palardy à Montréal, Les Rencontres du Cadran à St. Geours de Marenne, Galerie Gana Beaubourg à Paris… L’ horizon du désir “ Danser, courir, sauter, le pied ne cesse d’écrire les voyages de notre corps, à notre insu en quelque sorte car les cartes qu’il dessine, les signes qu’il dépose sur la poussière du temps, jamais nous ne les lisons. Le pied est la catapulte du destin sur le ciel blanc de l’oubli. ” Jean-Louis Poitevin (extrait)

Dominique DE BEIR

Le trait récurrent de son travail est la mise en abîme d’un geste répétitif : Dominique De Beir creuse toutes sortes de surfaces « pauvres » à l’aide d’instruments singuliers. Par l’aléatoire du geste et de la trace, elle cherche à se concentrer sur des notions d’inscription et de marquage, entre surface et profondeur, dont elle explore l’impact physique, la densité, le rythme. En cherchant à débusquer l’épaisseur, le geste révèle l’oeuvre autant qu’il la fragilise et la dissout. « Accroc et Altération, dans les deux cas, une accroche, un incident, une blessure, une ruine, un défaut, l’accroc s’attaque sans prévenir directement au tissu, l’altération semble davantage s’intéresser à l’univers géologique qu’elle modifie et éreinte progressivement… » Dominique De Beir est née en 1964, elle vit et travaille à Paris et en Picardie maritime. Son travail est représenté par la Galerie Jean Fournier (Paris), la Galerie Réjane Louin (Locquirec) et la Galerie Phoebus (Rotterdam). Son oeuvre présente dans de nombreuses collections publiques et privées a fait l’objet d’expositions dans différents musées et centres d’art comme le Musée Oswall (Dortmund), le Musée Géo-Charles, le Musée Rijswijk, le Frac Picardie, le château du domaine de Kerghehennec… En 2011, elle a participé à l’exposition « le papier à l’oeuvre » au musée du Louvre.

Esteban RUIZ

Esteban Ruiz vit et travaille dans son atelier à Paris et en Andalousie. Son travail contient toujours un clin d’œil à la revendication et la réflexion sociale, en jouant avec ironie. Il est également, spécialiste en art-thérapie et didactique artistique , menant de nombreux ateliers dans différents pays.

Über den Autor

Uwe Marcus Magnus Rykov

Redakteur P!-Magazine
Geschäftsführer PAgentur Paris / Agence de presse
Management / Marketing / Projektmanagement / Interviews / Project / Planning Pressearbeit / Moderator

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